Donc comme prévu à peine sorti de l’aéroport, j’ai été pris en charge par un employé de l’entreprise TYK Corporation qui m’a conduit jusqu’à Tajimi. Et la je pense que j’ai compris ce que j’avais du mal à croire jusque là : l’anglais n’est pas DU TOUT maitrisé par tout le monde, et Mr Suzuki ne dérogeait pas à la règle. En fait comme beaucoup de gens qui apprennent l’anglais, la compréhension est plutôt maitrisé (enfin il avait l’air de comprendre ce que je disais, contrairement à l’hôtesse citée plus haut), par contre le manque de maitrise de l’oral se fait énormément sentir et se traduit par une sorte de timidité exagéré à sortir des phrases.
Toujours est il qu’il a fait des efforts monstrueux pour me parler correctement, chacun de ses mot étant précédé d’une sorte de bégaiement d’hésitation : « anno… sono…etto…etto…anno… sono », ce qui je traduis : « heu… hum… ha…heu…comment dire… heu… ». Quoiqu’il en soit c’est vraiment une personne agréable et très accueillante.
Il m’a donc emmené jusqu’à Tajimi (à prononcer « Tadjiimi »), à environ une heure et demi de route de l’aéroport. En fait ce n’est pas spécialement loin, c’est juste que ici les autoroutes ne dépassent jamais les 90km/h. En tout cas ça laisse pas mal de temps pour parler de la crise économique, de l’entreprise dans laquelle je vais travailler, de voiture, de Tajimi, etc… Donc finalement la communication arrive à passer en parlant un peu avec les mains. D’ailleurs petit détails amusant, Mr Suzuki ne peut pas s’empêcher d’écrire pour parler anglais afin former ses phrases, son premier réflex lorsqu’il n’arrive pas à s’exprimer est de sortir un stylo, de gribouiller quelques mots ou quelques débuts de mot soit en anglais soit sur un papier, soit sur sa main, y compris en conduisant ! Heureusement que la limitation de vitesse est basse tout de même !!
Nous sommes donc enfin arrivés à Tajimi, mais je garde ça pour un autre moment, ce qui va me permettre de faire quelques photos, je présenterai le quartier un peu plus tard.